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Informations sur l'auteur

étudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
philosophie
Ecole, université
Khâgne

Informations sur le doc

Date de publication
16/05/2008
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
7 pages
Niveau
grand public
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11 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Le théâtre en France 1945 – 1990

  1. La IVème République, l'apogée d'un certain théâtre (1945 - 1958
    1. Le théâtre, entre continuité et rupture
    2. Le TNP et la démocratisation du théâtre
    3. Décentralisation et festivals
  2. Le théâtre en crise ? (1960 - 1975)
    1. Essoufflement du théâtre français ?
    2. Les années Malraux
    3. 1968 et ses conséquences directes
  3. Un nouvel âge de la culture (1975 - 1990)
    1. Le théâtre en danger ?
    2. Une nouvelle place pour la culture
    3. Un théâtre pour tous ?

Dans la France des années cinquante, reconstruite économiquement, modernisée socialement, culturellement en voie de transition, la culture devient un enjeu essentiel et le discours culturel prend une ampleur inédite, à la fois militante et institutionnelle. Le fait nouveau est la prise en charge par l’Etat de tout un secteur de l’activité théâtrale. Le théâtre est désormais considéré comme un service public, il reçoit des subventions qui vont permettre aux créateurs d’échapper dans une certaine mesure aux impératifs de la rentabilité. C’est alors que se met en place un concours annuel des jeunes compagnies et surtout la création des centres dramatiques de province. Puis sous l’impulsion de Malraux, la Vème République développe une politique théâtrale précise mais après la crise de 1968, l’échec de cette politique est indéniable. Le théâtre est-il alors en danger ou renaît-il systématiquement de ses cendres après chaque crise qu’il traverse ?

[...] L’intérêt de ces expériences ? Adapter les spectacles au public auxquels il s’adresse à partir de leurs propositions, idées, intérêts. Aujourd’hui, la vie théâtrale française porte en elle l’héritage d’un travail ébauché dès le début de XXème siècle et qui s’est accentué dans l’immédiate après-guerre. Tout d’abord avec l’action de Jean Vilar et sa volonté de démocratiser et de décentraliser le théâtre, puis avec les années Malraux et la naissance du Ministère des Affaires culturelles, dont l’objectif était de poursuivre l’effort de démocratisation, et les premiers pas des maisons de la culture. [...]


[...] Un théâtre pour tous ? A la fin des années quatre-vingt, on voit se renouveler le spectacle de rue avec la création de deux manifestations importantes : le Festival d’Aurillac (festival de référence pour les pouvoirs publics) et celui de Châlons-sur-Saône, tous deux créés en 1986. Une organisation Lieux publics soutenue par l’Etat, confère aux arts de la rue une reconnaissance inattendue. Il est alors question de mettre en avant l’aspect ludique et amateur du théâtre afin de le rendre toujours plus accessible. [...]


[...] Le théâtre en crise ? (1960 1975) a. Essoufflement du théâtre français ? Le théâtre français du début des années soixante est marqué par quatre courants : - le lyrisme révolutionnaire ou réalisme engagé d’Aimé Césaire dont Serreau monte en 1963 La tragédie du roi Christophe, de Kateb Yacine qui recrée une Algérie mythique à la fois présente et passée (Les Ancêtres redoublent de férocité, 1967) et surtout d’Armand Gatti qui veut que chacune de ses pièces soit avant tout un reportage qui, par les moyens du théâtre, diffuse des informations riches et complexes menant à une condamnation de la guerre, du colonialisme ou du fascisme (Chant public pour deux chaises électriques, V comme Vietnam, La Passion du général Franco) ; - l’humour ravageur et contestataire de Boris Vian (Les Bâtisseurs de l’Empire) et de Roland Dubillard dont l’humour décapant se manifeste de la façon la plus terrifiante (Naïves Hirondelles, Le Jardin aux betteraves, Où boivent les vaches) et dont les féroces Diablogues feront le bonheur des cafés-théâtres. [...]


[...] Toutefois, dans le répertoire moderne, la place des auteurs étrangers est considérable. De douze spectacles pour douze pays conviés au Théâtre des Nations en 1954, on passe en 1962 à quarante spectacles (pour vingt-deux pays invités) qui drainent une centaine de milliers de spectateurs comblés par des théâtres de tradition populaire (le Nô de Tokyo) ou des théâtres très expérimentaux héritiers directs de Brecht et surtout d’Antonin Artaud comme le Living Theater ou le Théâtre Laboratoire de Wroclaw en Pologne. [...]


[...] Les premières ouvrent dès 1963 au Havre, à Caen, à Bourges, puis à Amiens, Rennes, Grenoble. A partir de 1963, le Festival international de théâtre universitaire, qui cinq années plus tard engendre le Festival mondial du théâtre de Nancy, sous l’impulsion de Patrice Chéreau et de Jack Lang, relance, en présentant des troupes inconnues, l’esprit de découverte. Le monopole parisien du théâtre va s’amenuisant et la banlieue de la capitale voit, sous l’impulsion des municipalités, se multiplier les initiatives prometteuses (Théâtre des Amandiers à Nanterre, Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis, etc.). [...]


[...] Le théâtre en danger ? Si l’on ne peut pas parler d’un essoufflement de la vie théâtrale française, on ne peut ignorer que les rapports entre l’Etat et les gens de théâtre n’ont cessé de se dégrader durant les décennies soixante soixante- dix, à tel point que le 13 mai 1973, un long cortège funèbre dans Paris mime l’enterrement de la culture signifiant ainsi son échec au ministre alors en exercice, Maurice Druon, qui avait malencontreusement déclaré : Les jeunes compagnies devront choisir entre la sébile et le cocktail Molotov Maurice Druon puis Michel Guy restreignent les projets et éliminent les hommes les plus inventifs donc les plus dangereux comme Jack Lang qui, passé de Nancy à Chaillot, n’y demeure que le temps d’élaborer avec Antoine Vitez un type nouveau de théâtre de création. [...]


[...] Malgré une politique culturelle de plus en plus développée, la mue ininterrompue des institutions théâtrales, l’affirmation du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, l’émergence de pratiques artistiques nouvelles, l’avenir du théâtre demeure incertain : sa démocratisation est toujours à l’ordre du jour. [...]


[...] Le fait nouveau est la prise en charge par l’Etat de tout un secteur de l’activité théâtrale. Le théâtre est désormais considéré comme un service public, il reçoit des subventions qui vont permettre aux créateurs d’échapper dans une certaine mesure aux impératifs de la rentabilité. C’est alors que se met en place un concours annuel des jeunes compagnies et surtout la création des centres dramatiques de province. Puis sous l’impulsion de Malraux, la Vème République développe une politique théâtrale précise mais après la crise de 1968, l’échec de cette politique est indéniable. [...]


[...] Une nouvelle place pour la culture Le théâtre est désormais considéré comme un service public malgré une activité fondamentalement déficitaire. L'Etat français, avec les années, soutient de plus en plus cet art dont l'existence est de toute façon culturellement incontournable ; on parle du volontarisme de l’Etat- mécène En 1973, le Parti Socialiste crée un Secrétariat National à l’Action Culturelle dont le poste est confié à Jack Lang de 1979 à 1981. On assiste alors à une réelle prise en compte du culturel par le politique qui se traduit par l’augmentation des budgets affectés à la culture au niveau municipal. [...]


[...] Comment expliquer ce phénomène ? Si, comme le dit Antoine Vitez, il est vrai que le peuple est heureux de savoir que le théâtre est là. Il n’a avec lui que des relations épisodiques, fragmentaires ou imparfaites, jamais entièrement satisfaisantes. Et c’est là toute l’action du théâtre : on sait qu’il travaille c’est en grande partie et même surtout grâce à la nature de son public que le théâtre n’a pas été délaissé. Le théâtre est majoritairement fréquenté par des minorités actives qui font le choix d’une culture moins conformiste. [...]

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