Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

Reconquête et fidélisation des jeunes de 18 à 25 ans à la Caisse d'épargne

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

étudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
19/07/2006
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
13 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
24 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

Le rapport entre maître et valet dans Jacques le fataliste

  1. Maître et valet : héritiers d'une tradition
    1. Du type au personnage
    2. Une relation interdépendante
    3. Une relecture du couple traditionnel ou une égalité dans la relation
  2. Maître et valet : une dynamique nouvelle de la servitude
    1. La mobilité des rôles ou un couple interchangeable
    2. La parole conditionne les changements de rôle
    3. Mais qui est le maître ?
  3. Auteur et lecteur: vision spéculaire maître/valet
    1. Une relation Auteur/ lecteur ou le miroir de Jacques et son maître
    2. Une relation génératrice d'ordre
    3. Le maître des maîtres ou une domination dialogique

« Chacun a son maître » affirme le Neveu de Rameau dans l’œuvre éponyme de Diderot. En effet, le XVIII siècle est marqué par une forte domesticité dans les maisons aisées. C’est cette caractéristique sociale qui est mise en scène dans Jacques le fataliste à travers le couple maître/valet que l’on voit évoluer tout au long de l’œuvre. Ce couple bien connu dans la littérature, n’échappe donc pas à la plume de Diderot. Cependant, ce dernier nous propose-t-il une relecture classique de Don Quichotte, Don Juan et de toutes les œuvres mettant en scène la servitude ou nous présente-t-il une nouvelle approche de cette relation servile ? Ce couple est-il vraiment caractéristique de la relation maître valet ou est-ce une parodie de ces deux figures que l’on croit bien connaître ? Mais au –delà de la mise en scène de cette relation particulière peut-on lire à travers ce couple, une représentation spéculaire du lien qui unit le narrateur à son lecteur ? Cette ligne de force serait-elle génératrice d’ordre ? Nous essaierons donc de répondre à toutes ces questions afin de mettre en évidence l’importance du lien maître valet au sein de l’œuvre.

[...] Cependant, face au reste de la société, le maître ne peut se permettre de perdre ainsi la face et doit mettre en avant sa supériorité, ce qu’il tentera de faire face à l’hôtesse de l’auberge en essayant d’imposer sa volonté à son valet. Or, face à un individu proche de sa condition et qui est lui respecté, Jacques ne peut supporter de se sentir soumis. C’est pourquoi, il se révolte, entre en pleine Jacquerie et tente de s’affirmer. Il faut d’ailleurs voir qu’il ne descendra de sa chaise que sous l’injonction de l’hôtesse qui est son égale sociale, puisqu’elle aussi est condamnée à servir autrui. [...]


[...] Je vois, lecteur, que cela vous fâche ; et bien, reprenez son récit où il l’a laissé et continuez-le à votre fantaisie. C’est encore le cas à l’auberge : La voilà remontée, et je vous préviens lecteur, qu’il n’est plus en mon pouvoir de la renvoyer. _ Pourquoi donc ? _ C’est qu’elle se présente avec deux bouteilles de champagne, une dans chaque main, et qu’il est écrit là-haut que tout orateur qui s’adressera à Jacques avec cet exorde s’en fera nécessairement écouter. [...]


[...] Il ne tirera jamais de ce valet ce qu’il ne souhaite pas dire. Comme le montrent ses aveux d’ignorances qui sont présents tout au long de l’œuvre : Je ne sais de qui sont ces réflexions, de Jacques, du maître ou de moi et en particulier dans l’épilogue du roman : Et moi, je m’arrête, parce que je vous ai dit de ces personnages tout ce que j’en sais. _ Et les amours de Jacques ? Jacques a dit cent fois qu’il était écrit là-haut qu’il n’en finirait pas l’histoire, et je vois que Jacques avait raison. [...]


[...] Le couple maître valet est paradoxalement renversé dans de nombreuses situations. Mais est-ce vraiment toujours le cas ? Un fort parallélisme En effet, la question semble légitime puisque l’on observe rapidement dans l’œuvre que Jacques et son maître, à diverses reprises, réalisent les mêmes actions ou usent des mêmes habitudes, ce qui tendrait à montrer que leurs positions sont réellement interchangeables. Tout d’abord, on remarque qu’à l’image de son maître, Jacques possède des tiques, habitudes mécaniques qui tendent à l’automatiser à son tour, comme l’illustre cette gourde qu’il aime à consulter en toutes occasions, qu’elle soit vide ou pleine . [...]


[...] Scapin en est un exemple pertinent. D'ailleurs Figaro dans Le Barbier de Séville résume dans une formule laconique l'attitude des maîtres à l'égard des valets : Un grand, nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal Dans Jacques le fataliste, de la même façon que dans ces nombreuses œuvres, le maître est dans une position de force par rapport à son subalterne qu’il injurie, frappe, et condamne à la servitude. Le valet est dans une position inférieure et tente de satisfaire son maître comme nous le montre l’épisode de la montre et de la tabatière disparues que Jacques va retrouver pour son maître. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Le rire dans "Jacques le Fataliste" de Diderot

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Dissertation   |  11/08/2003   |  fr   |   .doc   |   14 pages

«Qui rit ?. Les personnages. L'auteur par rapport a ses personnages. Auteur par rapport au lecteur. Pourquoi rit-on ?. Fonction 1 : Divertir, se divertir. Seconde fonction : Divertir et se moquer.»

«Le rire est perçu différemment selon les individus et les époques, car chacun possède sa propre distanciation par rapport à l'événement, et chaque époque possède ses propres principes et culture. C'est pour cela qu'il est primordial de s'intéresser au rieur, et aux conditions du rire. Les causes du...»

Jacques le fataliste de Denis Diderot

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Dissertation   |  03/07/2006   |  fr   |   .doc   |   9 pages

«Jacques le fataliste et son Maître: la rhapsodie. Une composition savante. Le pseudo roman: la parodie romanesque. Une 'uvre complexe ancrée dans la modernité.»

«Sujet : Dans Jacques le fataliste et son Maître, la figure de l'auteur invente un dialogue avec le lecteur qui formule sur le roman le jugement suivant : « _ Et votre Jacques n'est qu'une insipide rhapsodie de faits les uns réels, les autres imagés, écrits sans grâce et distribués sans ordre. _...»

Plus vendu(s) en littérature

L'évolution du théâtre en France à travers les siècles

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  13/02/2004   |  fr   |   .doc   |   11 pages

«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»

«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»

Le Surréalisme

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  21/05/2004   |  fr   |   .doc   |   6 pages

«Les origines du surréalisme. Guillaume Apollinaire et Sigmund Freud. Le Dadaïsme. Les fondements du surréalisme. André Breton (1896-1966). Philippe Soupault (1897-1990). Paul Crevel (1900-1935). Benjamin Péret (1899-1959). Paul Eluard (1895-1952). Louis Aragon (1897-1982). Robert Desnos...»

«Le Surréalisme est un courant littéraire et artistique avant-gardiste né après la première guerre mondiale à Paris. Cette désignation trouve son origine dans une expression de Guillaume Apollinaire de 1917 et a été consolidée sur une base théorique par le Premier Manifeste du Surréalisme d'André...»