Le pouvoir et analyse de la vision de Platon, Aristote et Aron
- Mais qu'est-ce réellement le pouvoir ?
- Les attitudes à l'égard du pouvoir politique
- L'Etat et la limitation du pouvoir
- Le pouvoir chez Platon, Aristote et Aron
- Cependant, quelle est la véritable nature du pouvoir ?
Du latin potere, pouvoir signifie « avoir la capacité » de faire quelque chose. Le pouvoir est donc proche de la question de la possibilité. Si l'on n'a pas la capacité, on ne peut pas. On ne peut que si personne ne nous entrave le chemin. Aussi, certaines conditions sont exigées pour détenir le pouvoir.
Plusieurs types de pouvoir existent :
- Le pouvoir individuel, qui possède des limites imposées par la réalité : par notre condition humaine, par les lois de la physique et par l’interdépendance entre les êtres humains. Il faut donc dépasser la notion d’ego et parler d’intérêt général de la société.
- Le pouvoir politique, qui est la capacité d’obtenir ce que l’on souhaite par l’intermédiaire du comportement des individus. C’est un rapport de force, physique ou moral, imposant des obligations que les individus doivent obligatoirement respecter au risque d’être emprisonné. Selon le degré d’emprise exercée sur le peuple, le pouvoir peut prendre des formes démocratiques, mais peut aussi être poussé à l’extrême, conduisant ainsi à des formes politiques de régime dictatorial. Le pouvoir politique peut être législatif, judiciaire ou exécutif.
[...] Cette égalité dans l'exercice de la raison a une conséquence évidente : l'égalité des droits politiques. Chez Raymond Aron, dans son ouvrage intitulé Dix-huit leçons sur la société industrielle (1954), il existe trois classes dans la société (de la plus grande à la plus minoritaire) : Les élites sociales sont constituées par tous ceux qui occupent des positions privilégiées, et ce du fait de leurs fonctions, de leurs revenus ou de leur prestige. Les catégories dirigeantes sont constituées par ceux qui appartiennent aux élites sociales et qui, sans exercer de fonction purement politique, exercent une influence sur les gouvernants. [...]
[...] C’est la thèse d’équilibre des pouvoirs et de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire de Montesquieu. Il faut diviser les pouvoirs de sorte que ce ne soient pas les mêmes qui fassent les lois (législatif), qui gouvernent (exécutif) et qui sanctionnent les infractions (judiciaire). De l’extérieur : les meilleures garanties institutionnelles ne valent pas le contrôle vigilant des citoyens et l’existence de solides contre- pouvoirs (la presse, l’existence d’une opposition politique Le pouvoir chez Platon, Aristote et Aron Plusieurs dialogues de Platon (La République et Le Politique) et d’Aristote (La Politique) traitent de la question de la nature du pouvoir et du meilleur des régimes politiques. [...]
[...] Victime de sa force de persuasion, la notion de pouvoir peut actuellement tout dire. Elle ne dit donc pas grand-chose. Hannah Arendt surenchérit dans son livre Du mensonge à la violence : Il me parait assez triste de constater qu’à son stade actuel, la terminologie de notre science politique est incapable de faire nettement la distinction entre divers mots clefs tels que pouvoir puissance force autorité et finalement violence dont chacun se réfère à des phénomènes distincts et différents. Ce jugement peut être considéré comme sévère, mais il est vrai que ni Platon, ni Aristote, ni Machiavel, ni Hobbes, ni Rousseau, ni Weber, et ni Aron, malgré de profondes réflexions, ont réussi à ressortir une idée claire et précise de ce qu'on doit entendre par la notion de pouvoir. [...]
[...] La nature du pouvoir est confuse, peu claire. Selon Alain Leroux, dans son ouvrage La France des Quatre Pouvoirs publié en 1989 : La notion de pouvoir est l'une des plus confuses qui soit. Rarement approfondie, souvent utilisée, elle suggère, plus qu'elle ne définit. Impressionne plus qu'elle n'informe. Elle est l'alliée privilégiée de tous ceux qui, pressés d'en finir, veulent faire l'économie du raisonnement tout en gardant l'apparence de la rigueur. Le mot se tord au fil des lignes, épouse l'argumentation au lieu de la contraindre. [...]
« Mort est le roy ! Vive le roy ! » : Fiction politique des Deux Corps du Roi, instantanéité de...
«Origines de la doctrine juridique des Deux Corps du Roi. Règle d'instantanéité de la succession et continuité du pouvoir.»
«Cette maxime, qui est scandée par les foules lors des funérailles du Roi de France et accompagne généralement sa dépouille jusqu'à Saint-Denis, prouve que la fonction royale est d'une certaine manière immortelle. Preuve en est, la coutume voulait que les Présidents du Parlement de Paris gardent...»
Terrorismes et guérillas menacent-ils le pouvoir d'Etat d'impuissance ?
«Terrorismes et guérillas remettent en cause le pouvoir des Etats. Les mouvements de violence non-étatique agissent en dehors des canaux étatiques traditionnels. Terrorismes et guérillas fragilisent les fonctions régaliennes de l'Etat. Mais la puissance étatique se maintient face à ces violences...»
«La formation de l'Etat hobbesien aboutit à une accaparation par celui-ci de certaines compétences exclusives. Cette appropriation se fait dans un but de sécurisation de la vie des citoyens. Ainsi, l'Etat, entièrement souverain, doit détenir le monopole de la violence légitime sur son territoire et...»
Religion et politique dans le monde contemporain
«La séparation progressive des sphères politiques et religieuses a abouti à une nette séparation dans le monde contemporain développé. Une autonomisation progressive du politique par rapport au religieux. Notre monde occidental se caractérise par une séparation des deux sphères et une certaine...»
«La religion et la politique ont des aspirations et des vocations communes. Toutes les deux tentent de relier les hommes, de les rassembler autour de projets communs ou de visions du monde communes. Elles peuvent être toutes les deux, dans leur champ, des antidotes à la croissance de...»
La citoyenneté en sociologie politique
«La citoyenneté comme construction historique. Une utopie nécessaire. Une fiction insuffisante. Les dimensions de la citoyenneté. Un statut juridique. Un système de valeurs et de normes.»
«Les discussions sur la citoyenneté sont au coeur de l'analyse des démocraties modernes. C'est pour autant un concept délicat, difficile à définir et à délimiter. Le concept même de citoyenneté est par exemple difficilement compatible avec la situation des gouvernés dans un régime autoritaire ou...»
