"Le savant et le politique" de Max Weber : synthèse, analyse et critique de l'oeuvre
Extrait du document : «« Qu'il s'agisse de science ou de politique, Max Weber visait le même but : dégager une éthique propre à une activité qu'il voulait conforme à sa finalité. » L'excellent lecteur et spécialiste de Weber, Raymond Aron, résume ici le coeur du propos...»
«la distinction fondamentale entre jugement de valeur et rapport aux valeurs : la neutralité axiologique L’homme politique et politiste Roger-Gérard Schwartzenberg brosse le portrait de Max Weber : c’est le fondateur de la “sociologie compréhensive”. Pour lui, les sciences de l’homme ont sur les sciences de la nature l’avantage de pouvoir “comprendre” de l’intérieur les phénomènes étudiés. Ainsi, le sociologue peut interpréter l’action sociale en prenant mentalement la place des sujets, en s’associant à leurs sentiments ou à leurs représentations....»
Michel Foucault. Savoir, Pouvoir et Subjectivité
Extrait du document : «Savoir, pouvoir et subjectivité sont les trois concepts qui ont le plus occupé Foucault. Ils ne sont pas à comprendre comme des unités imperméables mais comme un triangle conceptuel entretenant des liens étroits et des frontières floues. Mais il...»
«Les relations de pouvoir déterminées historiquement sont alors appréhendées comme des matrices des formes de savoir et de subjectivité. Dans la seconde période, par l’introduction du concept de gouvernementalité en 1978, Foucault va montrer au contraire qu’il existe une articulation entre des formes de savoir, des relations de pouvoir et des processus de subjectivation. En d’autres termes, en relâchant l’emprise de la notion de pouvoir sur les autres concepts, Foucault libère la possibilité d’une résistance au pouvoir, en délivrant une interaction entre les deux sphères qui lui étaient auparavant soumises : le savoir et la subjectivité....»
Violence et démocratie
Extrait du document : «La démocratie prône la liberté et, a contrario, condamne la violence individuelle et aveugle. Pourtant, la démocratie n'utilise-t-elle pas la violence comme moyen politique d'assurer une fin, qui serait l'ordre public ? Où ce système fondé sur la...»
«Il repose sur le développement d'une technologie de la violence et d'un arsenal de la mort divers et sophistiqué. Ainsi à certaines formes de violences - crimes ou actes terroristes inédits ( prises d'otages, détournements d'avions les autorités peuvent opposer avec succès des groupes spéciaux remarquablement équipés et préparés ( brigade antigang, Spécial Air Service anglais, Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale en France On peut être terrorisé par le potentiel de violence que les sociétés accumulent depuis 1945, mais on peut souligner à l'inverse qu'elles parviennent à contrôler ce potentiel....»
Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social, livre 1, chapitre VI
Extrait du document : «« Il est au fond des âmes, un principe inné de justice et de vertu » écrit Jean-Jacques Rousseau dans l'Emile publié en 1762. La bonté naturelle de l'homme traverse l'ensemble de son oeuvre. Il ne voit aucune perversité dans le coeur de la nature...»
«L’instauration du pacte social, qui découle du constat que dresse Rousseau dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, entraîne l’aliénation totale des individus à ce pacte. La volonté générale permettra alors l’application du pacte social. De la volonté générale à la mise en application du pacte social La notion de volonté générale, concept clef chez Jean-Jacques Rousseau apparaît nécessaire à la bonne mise en application du pacte social La volonté générale, élément indispensable du pacte social Rousseau énonce le concept important qu’est la volonté générale....»
Le totalitarisme par Hannah Arendt et Raymond Aron
Extrait du document : «L'expérience hitlérienne ainsi que l'expérience stalinienne ont marqué la conscience de l'humanité et remis en cause la croyance en un progrès constant de l'humanité. Ces deux régimes ont tenté d'abolir l'individu pour le soumettre totalement à la...»
«Hannah Arendt veut attirer l'attention sur le fait que face à des situations de crises une idéologie peut resurgir pour répondre aux désirs des masses. Il faut donc rester vigilant. Dans le chapitre IV, Arendt montre en quoi le régime totalitaire est un nouveau type de régime. Pour reprendre la distinction de Montesquieu des régimes politiques : alors que le ressort de la démocratie et de l'aristocratie est la vertu, celui de la monarchie, l'honneur, et celui du despotisme la crainte ; le ressort du totalitarisme est la terreur....»
"Surveiller et punir", Michel Foucault (1975)
Extrait du document : «Michel Foucault est un philosophe français que l'on pourrait qualifier de contemporain. Né en 1926 et mort en 1984, il reste un de ces penseurs d'après-guerre reconnu et incontournable. Il a étudié à l'École Normale supérieure, est titulaire d'une...»
«Nous allons maintenant développer une troisième et dernière notion essentielle dans la thèse de Foucault. Elle part d'un projet architectural imaginé par le philosophe anglais Jeremy Bentham (1748-1832), et appelé le panopticon. Il représente l'utopie d'une société qui a un contrôle parfait de ses membres. Plus concrètement, le panopticon serait un bâtiment circulaire et divisé en cellules isolées les unes des autres, mais vitrées, de sorte que chaque occupant puisse être observé depuis une tour centrale. Dans l'anneau périphérique, on est totalement vu sans jamais voir ; dans la tour centrale, on voit tout sans être vu....»
Introduction générale à la philosophie politique
Extrait du document : «Dans la Grèce antique, la société, l'Etat et la communauté sont une seule et même chose dans la mesure où la Cité grecque est l'organisation politique et sociale d'une communauté. Or, ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui ; notre conception de la...»
«La condition nécessaire pour que la société politique préserve les hommes de toute relation de servitude et de soumission, c’est avant tout le principe de l’égalité des droits, l’isonomie (être égal devant la loi), autrement dit avoir les mêmes lois pour tous. Selon Rousseau, il faut par les lois empêcher les rapports de domination entre les hommes, mais il faut encore plus, dans l’élaboration même de la constitution, établir des règles de telle sorte qu’aucun membre de la société ne puisse aliéner sa liberté, même s’il le faisait volontairement....»
Sécurité et liberté
Extrait du document : «« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre et finit par perdre les deux » écrivait le troisième président des États-Unis d'Amérique Thomas Jefferson (1743-1826). Cette réflexion sur la nature...»
Démocratie antique et démocratie moderne
Extrait du document : «Nous étudierons ce concept de démocratie dans ses compréhensions et acceptations antiques et modernes, en tentant de démontrer que par delà les différences entre la démocratie athénienne et les démocraties modernes, c'est à dire les démocraties...»
«La liberté individuelle recouvre des champs tels que le droit de choisir sa religion, le droit d'aller et de venir, la protection de l'individu contre l'arbitraire. La différence fondamentale réside dans l'émergence de droits économiques tels que le droit de propriété : " le droit pour chacun de disposer de sa propriété, d'en abuser même " dans la définition de la liberté. L'essor de l'économie a conduit à l'émergence de l'individualisme prend de plus en plus de place dans la vie des individus....»
La politique est-elle une science ?
Extrait du document : «Dans son ouvrage Ma part de vérité, François Mitterrand écrit : « La politique est la servante de la science, et l'humble interprète de la philosophie. Elle n'a pas la vertu créatrice de l'art. ». Il est ainsi sous-entendu qu'on ne s'improvise pas...»
«La science politique serait alors science de l’État. Cette conception est vivement critiquée de par son caractère réducteur : on ne peut pas réduire la politique, réalité pérenne à l’État qui est une invention beaucoup plus récente, cadre de sociétés particulières. Cependant, nous conservons cette définition qui nous permettra ensuite de justifier le caractère scientifique de la discipline. La conception dynamique quant à elle propose de déterminer la politique comme relative au pouvoir. Ainsi, la science politique est vue comme science du pouvoir....»