Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

Les différents changements politiques et économiques qui ont conduit à l'évolution du commerce extérieur du Brésil de 1969 et 2009

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 5 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Accédez à ce doc !
OU procédez à un :
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

Responsable éditoriale
Niveau
Expert
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Master...

Informations sur le doc

Date de publication
22/04/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
5 pages
Niveau
expert
Téléchargé
11 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Accédez à ce doc !
OU procédez à un :
Consulter
OU procéder à un : Echange

Montaigne, Essais, l’avis « Au lecteur »

  1. Une entreprise originale qui justifie la présence d'une préface
    1. Une énonciation sous le signe de la nouveauté : le moi, sujet central du livre
    2. La matière du livre : une peinture particulière
    3. Une peinture à partager
  2. L'authenticité en question ou les exigences esthétiques des Essais
    1. La garantie de « bonne foi »
    2. Une absence d'ornement certes, mais très étudiée
    3. La sincérité dans la mesure du possible
  3. La véritable finalité des Essais : un monument littéraire ?
    1. Le statut du lecteur en question : le détournement ambigu opéré dans cet avis dit « Au lecteur »
    2. Le livre comme monumentum : l'ambition de pérennité au-delà de la mort

Seul ouvrage de Montaigne (1533-1592), les Essais sont la première œuvre philosophique et autobiographique en langue française. Rédigés à partir de 1572 et corrigés plusieurs fois pour paraître selon quatre éditions jusque 1588, ils portent bien leurs noms car il s’agit d’une œuvre, écrite « à sauts et à gambades », sans cesse reprise et remaniée. Nés de l’expérience de la mort de son ami La Boétie, l’œuvre témoigne d’une recherche de soi et d’une volonté de laisser trace des réflexions de son auteur.

Dans cet incipit, « Au lecteur », trois pronoms prédominent : le « je » de l’auteur-narrateur-sujet, le « tu » du lecteur destinataire et le « il » du livre. C’est ce rapport entre les trois qui constitue l’intérêt majeur de cette préface argumentée qui est bien plus qu’une simple présentation du projet.
Quel projet autobiographique Montaigne propose-t-il dans son avis « Au lecteur » ? Dans quelle mesure instaure-t-il un contrat de lecture et un rapport au lecteur tous deux originaux ?

[...] Montaigne, Essais Commentaire composé de l’avis Au lecteur C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Je n'y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. Mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver aucun trait de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive la connaissance qu'ils ont eue de moi. [...]


[...] Peut-être existe-t-il aussi une certaine ambivalence chez l’auteur qui devant la nouveauté de son projet cherche à prévenir les critiques et à anticiper les déceptions éventuelles de la part de son lectorat. Cette position ambivalente, par son caractère intrigant, peut aussi faire figure de moyen de séduction, la préface remplissant ainsi le rôle de captatio benevolentiae. Au demeurant, Montaigne, dans sa singularité, s’adresse à chacun de ses lecteurs dans sa particularité, dans sa sensibilité propre. Ne cherche-t-il pas ainsi à s’adresser à un lecteur idéal, capable de le comprendre ? [...]


[...] Montaigne, auteur, narrateur, sujet du livre est bien le personnage central des Essais. Cela est mis en valeur dans les deux expressions mentionnées ci-dessus. Dans la première : je suis moi-même la matière de mon livre le pronom personnel de la première personne est utilisé à la fois comme pronom sujet de la phrase, mais aussi comme attribut. À cela s’ajoute l’adjectif possessif mon Dans la seconde expression, c’est moi-même que je peins la structure des pronoms est construite d’une manière quasi similaire. [...]


[...] Comme un serment, comme un cri du cœur. Avec l’adverbe ici et la forme affirmative de la phrase, on voit aisément qu’il s’agit de la thèse majeure de ce texte argumentatif. Les Essais sont ainsi d’emblée placés sous le signe de la sincérité, de l’authenticité, éléments clés du pacte autobiographique. La présence première de la thèse dit aussi combien cet avis au lecteur, cette préface même fait figure de texte argumentatif : Montaigne ne se contente pas de présenter son œuvre, il argumente ses choix. [...]


[...] La matière du livre : une peinture particulière Dans toute œuvre autobiographique, la matière proposée est exclusivement l’histoire d’une personnalité analysée pour des lecteurs[2] selon Philippe Lejeune. Chez Montaigne, cette peinture se veut originale : à la fois simple et particulière. Lorsque le narrateur affirme je n’y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire au début de son texte liminaire, il bat en brèche les motivations habituelles du genre. La négation ni ni renforcée par nulle prend place dans une argumentation personnelle, particulière. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Pourquoi selon vous, Montaigne intitule-t-il son livre Essais ?

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Dissertation   |  26/07/2006   |  fr   |   .doc   |   4 pages

«L'essai est un genre nouveau et original qui s'accorde très bien à la pensée de Montaigne. Montaigne s'essaie en voulant se peindre lui-même. But poursuivi par l'auteur : peindre l?homme universel.»

«Michel de Montaigne auteur du XVI siècle, est le fondateur du genre de l'essai. De nombreux écrivains ont imité Montaigne en écrivant des essais à leur tour. On peut se demander pour quelles raisons Montaigne intitule son livre Essais. En effet, le genre de l'essai n'étant pas reconnu avant lui...»

Michel de Montaigne, Essais, "Au lecteur"

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Commentaire de texte   |  24/09/2009   |  fr   |   .doc   |   3 pages

«Un avis paradoxal. Livre public et destinataire privé. Dévalorisation du livre. Le lecteur est-il convié à lire ou congédié ?. Préface en bonne et due forme. Définition du projet d’écriture. Définition d’un style d’écriture. Un contrat d’un nouveau...»

«Notre extrait est tiré des Essais de Montaigne, oeuvre écrite en 1580 : c'est une oeuvre imprégnée par l'humanisme au XVIe siècle, découverte d'autres civilisations et retour à l'Antiquité. Dans les Essais, Montaigne raconte ses expériences, ses tentatives (c'est ce que signifie le titre) et fait...»

Plus vendu(s) en littérature

L'évolution du théâtre en France à travers les siècles

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  13/02/2004   |  fr   |   .doc   |   11 pages

«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»

«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»

Le Surréalisme

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  21/05/2004   |  fr   |   .doc   |   6 pages

«Les origines du surréalisme. Guillaume Apollinaire et Sigmund Freud. Le Dadaïsme. Les fondements du surréalisme. André Breton (1896-1966). Philippe Soupault (1897-1990). Paul Crevel (1900-1935). Benjamin Péret (1899-1959). Paul Eluard (1895-1952). Louis Aragon (1897-1982). Robert Desnos...»

«Le Surréalisme est un courant littéraire et artistique avant-gardiste né après la première guerre mondiale à Paris. Cette désignation trouve son origine dans une expression de Guillaume Apollinaire de 1917 et a été consolidée sur une base théorique par le Premier Manifeste du Surréalisme d'André...»