Dans quelle mesure le personnage de théâtre doit-il être émouvant ?
- Pour plaire au lecteur et au spectateur, le personnage doit être émouvant
- Un personnage pas assez ou trop émouvant peut laisser le spectateur de marbre, voire le rebuter ou l'agacer
Un personnage qui ne transmet aucune émotion et n’émeut pas son destinataire (le lecteur ou le spectateur) ne marquera pas celui-ci, qui sera vite lassé et ennuyé et ne prêtera plus attention à la pièce. C’est pourquoi, pour que le lecteur ou le spectateur conserve un bon souvenir de la pièce de théâtre, la pièce doit comporter des scènes et des personnages émouvants. Il existe de nombreuses situations qui peuvent émouvoir le destinataire de la pièce.
Le degré d’émotion que transmet le personnage de théâtre au lecteur et au spectateur définit l’appréciation qu’a celui-ci de la pièce, c’est pourquoi il doit être soigneusement dosé. Emouvoir, cela veut dire littéralement “mettre en mouvement”, remuer intérieurement un être humain, car les émotions sont le propre de l’Homme. Emouvoir, c’est bouleverser, faire rire, sourire ou pleurer, provoquer la pitié, révolter, faire peur…
Pour qu’une pièce de théâtre soit appréciée, le personnage doit-il nous émouvoir jusqu’aux larmes ? Dans quelle mesure doit-il donc être émouvant ?
[...] Dans une mise en scène d’Antigone de jean Anouilh, Antigone crie, puis murmure, passe des larmes au rire face à Créon. Sa voix tantôt assurée, tantôt larmoyante, la rend à fleur de peau et elle est d'autant plus émouvante qu’on comprend ainsi à quel point elle est fragile. Cette même fragilité se retrouve chez la Done Elvire du Dom Juan de Mesguisch, accentuée par le fait qu’elle porte une robe blanche qui souligne sa pureté. Les gestes et les regards ont également une grande importance. [...]
[...] Des gesticulations inutiles et excessives sur scène font également perdre au personnage sa sincérité et le rendent donc, à l’inverse de l’effet escompté, moins bouleversant. Une mauvaise interprétation peut donc rendre un personnage moins émouvant qu’il ne l’était à la lecture, tandis qu’une bonne peut accentuer le degré d’émotion de la pièce. Un lecteur peut être profondément ému à la lecture et être ensuite profondément indifférent à la pièce lorsqu’il devient spectateur, et inversement. Un personnage doit donc avoir un potentiel émouvant pour intéresser le destinataire, mais ce potentiel doit être soigneusement maîtrisé, sous peine de gâcher entièrement la pièce. [...]
[...] Dans les tragédies tout d’abord, le registre pathétique est omniprésent. Les personnages, dont on sait que la mort d’au moins l’un d’entre eux est inexorable, provoquent la sympathie, au sens étymologique du terme. Leur situation inéluctable, leur destin déjà tout tracé font compatir le lecteur et le spectateur, qui savent déjà avant les personnages qu’ils vont mourir et suivent, impuissants, leurs vaines tentatives pour échapper à la fatalité. Cette situation est également angoissante pour tous, car au théâtre, elle confronte généralement le ciel aux hommes et chacun se sent ainsi universellement concerné. [...]
Tirades et monologues au théâtre
«Les inconvénients des tirades et des monologues. Les avantages des tirades et des monologues. Quel meilleur usage pourraient en faire les dramaturges ?.»
«"Au théâtre, tirades ou monologues laissent s'exprimer longuement un seul personnage. Pensez-vous que les dramaturges aient intérêt à les éviter, au profit des dialogues, comportant des répliques plus brèves ?" Au théâtre, tirades et monologues représentent un moment où un personnage...»
Dans quelle mesure le spectateur est-il partie prenante de la représentation théâtrale ? (2010)
«Le théâtre nous parle de nous. Le public est au cœur de l'énonciation théâtrale. Le théâtre parle des hommes de son temps. Le théâtre nous implique affectivement. Le théâtre nous fait intervenir. Le public est un actant de la représentation. Le public peut influencer le destin...»
«Au sens étymologique, le spectateur est celui qui regarde. Il est souvent associé, dans la langue courante, à celui qui n'agit pas, qui n'intervient pas, qui reste dans la passivité confortable de l'observateur face aux drames qui se jouent devant lui. Pourtant, lorsqu'il s'agit de théâtre, à bien...»
L'évolution du théâtre en France à travers les siècles
«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»
«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»
Le Surréalisme
«Les origines du surréalisme. Guillaume Apollinaire et Sigmund Freud. Le Dadaïsme. Les fondements du surréalisme. André Breton (1896-1966). Philippe Soupault (1897-1990). Paul Crevel (1900-1935). Benjamin Péret (1899-1959). Paul Eluard (1895-1952). Louis Aragon (1897-1982). Robert Desnos...»
«Le Surréalisme est un courant littéraire et artistique avant-gardiste né après la première guerre mondiale à Paris. Cette désignation trouve son origine dans une expression de Guillaume Apollinaire de 1917 et a été consolidée sur une base théorique par le Premier Manifeste du Surréalisme d'André...»
