Marguerite de Navarre
- Elle incarne tous les mouvements, toutes les tendances
- Sa première 'uvre en 1525
- En 1542, Marguerite de Navarre compose l'Heptaméron, qui est un recueil de nouvelles
- Analyse du début du prologue de l'Heptaméron
En 1515, le jeune souverain François Ier est couronné roi de France. Père fondateur de l’humanisme, il permet son essor et soutient les érudits. Mais pour l’histoire littéraire, il s’efface bien vite derrière sa sœur, Marguerite d’Angoulême, qui fut reine de Navarre. Née le 11 avril 1492, elle épousera d’abord le duc d’Alençon Charles IV en 1509, puis le roi de Navarre en 1527. Elle incarne tous les mouvements, toutes les tendances. Son frère voit en elle un conseiller fidèle, un adroit négociateur. Elle a une influence importante sur lui, notamment au plan diplomatique. Pendant la captivité de François Ier, elle ira jusqu’en Espagne pour traiter de sa délivrance.
Dans chacune de ses résidences, à Alençon, à Nérac, à Pau, elle n’apparaît qu’entourée de savants et de poètes. Durant toute sa vie, elle entretint des relations amicales avec des grands noms de la littérature française tels que Calvin et Marot. Dès 1518 elle adhère à l’évangélisme de l’évêque de Meaux, Guillaume Briçonnet, avec qui elle entretiendra une importante correspondance. Le trait le plus original de sa nature est la place qu’elle donne au sentiment. Elle aime Dieu passionnément d’une vive tendresse, ce qui lui vaut d’être qualifiée de mystique. S’affranchir tendrement, se donner par amour, tel fut l’idéal de cette très noble femme. Le sentiment du néant de l’homme l’a également beaucoup marquée.
A diverses reprises au cours de sa vie, elle interviendra et protégera libéralement tous les écrivains suspects, victimes des théologiens, des moines et du Parlement, tels que Clément Marot, Etienne Dolet et Bonaventure des Périers.
[...] Ici, nous pouvons supposer que ce passage élabore une sorte de distinction entre le bien et le mal : le bien triomphe du mal, car il est du côté de Dieu. Marguerite de Navarre parsème ainsi les symboles de la piété, du droit chemin et de la puissance de Dieu. Et lorsque l’on sait son extrême passion pour le seigneur, il nous parait presque logique que ses écrits transpirent de son amour pour lui. Le manuel des études littéraires françaises XVIe siècle, Castex et Surer, Hachette. - Le manuel illustré d'histoire de la littérature française, Classiques Hachette. - Anthologie de la littérature française du XVIe siècle de Lagarde et Michard. [...]
[...] Le trait le plus original de sa nature est la place qu’elle donne au sentiment. Elle aime Dieu passionnément d’une vive tendresse, ce qui lui vaut d’être qualifiée de mystique. S’affranchir tendrement, se donner par amour, tel fut l’idéal de cette très noble femme. Le sentiment du néant de l’homme l’a également beaucoup marquée. A diverses reprises au cours de sa vie, elle interviendra et protégera libéralement tous les écrivains suspects, victimes des théologiens, des moines et du Parlement, tels que Clément Marot, Etienne Dolet et Bonaventure des Périers. [...]
[...] Enfin, en 1542, Marguerite de Navarre compose l’Heptaméron, qui est un recueil de nouvelles. Il devait être, dans le dessein de son auteur, un Décaméron analogue au Décaméron italien de Boccace, mais elle ne put l’achever, trop affectée du décès de son frère. Elle meurt le 21 décembre 1549 près de Tarbes, dans le château d’Odos. Marguerite de Navarre incarne la Renaissance française. Elle a permis la diffusion de l’humanisme, et ainsi la naissance de nombres d’œuvres appartenant à ce courant. [...]
Le rire dans "l'Heptaméron" de Marguerite de Navarre
«En quoi le critique contemporain juge l''uvre de manière perspicace ?. Quelles sont les limites d'une telle déclaration ?.»
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La nouvelle 33 de l'Heptameron, de Marguerite de Navarre
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«Marguerite de Navarre (1492-1549) emprunte au Décaméron de Boccace le cadre de son oeuvre, l'Heptaméron (1559), composé de soixante-douze contes et nouvelles, mettant en scène dix personnages qui, contraints par les intempéries de rester enfermés pendant sept jours dans une abbaye des Pyrénées,...»
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