Louis Calaferte, "C'est la guerre", 1993 - l'exode massif des populations
- L'exode massif décrit par un enfant qui ne comprend pas toujours le vocabulaire de la guerre
- Le phénomène de l'exode massif des populations, vu par un enfant, est incompris
- Un récit au présent dans lequel Calaferte nous montre le film de son vécu
- Une vision de l'exode relative à une humanité perturbée, désordonnée et désorientée
- Un mouvement de foule pour un texte dans lequel le lecteur s'identifie facilement
- La panique c'est avant tout une peur collective, soudaine et incontrôlable
- L'écrivain use d'un style d'écriture remarquable et saisissant
Dans "C’est la guerre", œuvre dramatique, Calaferte raconte le début de la Seconde Guerre mondiale par l’intermédiaire d’un enfant âgé de onze ans ; il nous décrit ce qu’il voit et observe, nous dit ce qu’il entend et nous fait comprendre ce qu’il ressent. À travers ses souvenirs Calaferte dénonce jusqu’où peut aller la bêtise humaine et nous décrit la haine au quotidien.
Dans l’extrait étudié, un enfant terrifié et emporté dans un mouvement de panique collectif nous décrit, sans pour autant le comprendre, un événement important de la Seconde Guerre mondiale qui est l’exode massif des populations.
[...] La panique. La peur. La peur. La panique. . Cette fin est brutale, bouleversante et singulièrement démonstrative du sentiment d’effroi environnant. On assiste à des descriptions diapositives, un procédé propre à Calaferte, confortant l’idée de panique et similaire à des scènes de panique cinématographique. Tout va très vite, l’enfant décrit ce qu’il voit , ce qu’il vit , rien de plus , c’est l’image rien que l’image . [...]
[...] Ainsi au travers les souvenirs de Louis Calaferte, nous comprenons mieux cette période chaotique et nous pouvons nous en faire une image. Une vision de l’exode relative à une humanité perturbée, désordonnée et désorientée Le récit comporte le champ lexical de la destruction avec des mots comme cassées éventré ou bien sens dessus dessous Je mentionne la présence de l’anaphore «cassées renforçant cette idée de destruction. Nommons aussi le réseau de mot de la souffrance , en citant pleurent souffrent ploient sous la charge tombe pousse laisse malades vomissent , en larmes crie peur en sang , saigne , malheureux , mort . [...]
[...] L’auteur nous propose sa sombre vision de l’exode des populations de par un enfant traumatisé. Le texte de Calaferte témoigne d’une impression de panique et de peur parfaitement exprimée par l’écriture particulière de l’écrivain.Si dans le récit, Louis Calaferte se remémore une humanité troublée et désordonnée c’est en particulier car tous ces hommes furent submergés de panique et de frayeur. Une façon d’écrire particulière, décrivant un mouvement de foule, pour un texte dans lequel le lecteur s’identifie facilement La panique c’est avant tout une peur collective, soudaine et incontrôlable Dans ce texte descriptif, j’observe la présence d’une anaphore avec la répétition du mot gens et du réseau de mots de la foule comprenant gens de ces centaines et de ces centaines de gens , des hommes des tous ces hommes toutes ces femmes et des troupes . [...]
[...] Louis Calaferte, "C'est la guerre", 1993- l'exode massif des populations C’est dans la pauvreté que grandira Louis Calaferte, écrivain français du siècle dernier. Il est l’auteur de nombreux récit autobiographique, dont C’est la guerre datant de 1993, c'est-à-dire un an avant son décès. Dans C’est la guerre, Œuvre dramatique, Calaferte raconte le début de la Seconde Guerre mondiale par l’intermédiaire d’un enfant âgé de onze ans ; il nous décrit ce qu’il voit et observe, nous dit ce qu’il entend et nous fait comprendre ce qu’il ressent. [...]
L'évolution du théâtre en France à travers les siècles
«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»
«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»
Le Surréalisme
«Les origines du surréalisme. Guillaume Apollinaire et Sigmund Freud. Le Dadaïsme. Les fondements du surréalisme. André Breton (1896-1966). Philippe Soupault (1897-1990). Paul Crevel (1900-1935). Benjamin Péret (1899-1959). Paul Eluard (1895-1952). Louis Aragon (1897-1982). Robert Desnos...»
«Le Surréalisme est un courant littéraire et artistique avant-gardiste né après la première guerre mondiale à Paris. Cette désignation trouve son origine dans une expression de Guillaume Apollinaire de 1917 et a été consolidée sur une base théorique par le Premier Manifeste du Surréalisme d'André...»
Lettres de l'année 1671 - Madame de Sévigné
«De l’émotion et de la mise en scène de soi dans les Lettres. La souffrance de la séparation : le moteur de l’écriture. Souffrance et introspection. Les Lettres et le jeu avec l’autre ou la lettre comme moyen de se divertir. Dire autre chose que soi et l’autre : les relations...»
«Au Ier siècle av. J.-C., Démétrios de Phalère écrivait : « C'est presque l'image de son âme que chacun trace dans une lettre ». Un tel propos montre à quel point la lettre familière, loin de ne faire qu'allégeance à l'autre, se tourne aussi vers soi. Il semblerait que Madame de Sévigné dans les...»
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, ligne 492 à 522 - Alfred de Musset
«De la chanson d’amour. Autour de la beauté. La réplique du Comte à ce refrain de la Marquise. La synthèse de la dialectique du coussin, ou le dévoilement.»
«Depuis l'aveu voilé du Comte sur ses sentiments pour la Marquise à la ligne 260 - « C'est bien assez de défendre qu'on vous aime », la conversation entre les deux protagonistes ne cesse de mettre en débat la question de l'amour, ou plutôt de la façon de faire sa déclaration. La parole du Comte...»
