Les fonctions de la littérature
- Littérature et morale
- Littérature et politique : la question de l'engagement
- Littérature et culture
- Modes du récit
- Temps et espace
- Le personnage
- La description
Ce document offre une présentation synthétique des différentes fonctions de la littérature, en résumant les arguments et positions des auteurs les plus importants qui s'en sont fait les porte-paroles. La littérature a régulièrement besoin de défenseurs qui ont à cœur de montrer qu’elle est autre chose que « l’occupation des oisifs ». Mise en demeure de se justifier et de se distinguer de l’industrie des loisirs -quand elle n’est pas accusée d’exercer une influence néfaste-, la littérature se cherche une légitimité en affirmant sa fonction morale, politique ou culturelle.
Extraits du document : "La description a longtemps été considérée comme un moyen de l’amplification, qui recouvre tous les moyens de « gagner du texte », de « faire du texte » (Ph. Hamon). Certains théoriciens l’ont perçue comme un simple ornement du discours, voire un élément monotone et suspect qui menace l’unité harmonieuse de l’œuvre. Pour les réalistes, il ne faut pas décrire pour décrire, mais concevoir la description comme le lieu où se noue un sens. Les analyses sémiotiques la définissent comme « un jeu d’équivalences hiérarchisées »."
"Selon Proust : la véritable littérature est celle qui permet au lecteur de « retrouver, de ressaisir, de (…) connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons » parce nous n’en avons qu’une approche incomplète, gênée par « la connaissance conventionnelle que nous lui substituons ». La littérature est pour le lecteur le seul moyen de se connaître et de connaître le réel. La vision de l’écrivain, incarnée dans son style, permet l’expérience de l’altérité, la compréhension de la subjectivité d’autrui. « La seule vie (…) réellement vécue, c’est la littérature »."
[...] La comédie est observation critique de la vie sociale dont elle fustige les travers. La comédie doit corriger les mœurs par le biais du rire : Corriger les hommes en les divertissant Racine La tragédie est un drame exemplaire qui, inspirant terreur et pitié, souligne, à travers le destin d’un héros, les contradictions de la condition humaine. La finalité de la tragédie est d’instruire moralement le spectateur. Instruction morale et divertissement sont indissociables. La Bruyère Il pose le postulat qui justifie l’imitation : les hommes n’ont point changé selon le cœur et les passions ; ils sont encore tels qu’ils étaient alors La critique didactique et morale est la finalité essentielle de la littérature. [...]
[...] L’écrivain, au moment de sa création, ne doit avoir d’autre but que cette création elle-même. Il doit exclusivement tenir compte de la vérité qui est devant lui (à savoir la nécessité interne de sa propre création). L’œuvre d’art ne doit pas avoir d’autre finalité que celle de sa vérité et de sa nécessité interne. Vouloir l’adapter à un public ou à une idéologie prédéterminés revient à la dénaturer. Camus L’action est le moyen de dominer et dépasser l’Absurde. Nécessité d’une action qui engage à la fois l’individu et le groupe. [...]
[...] Robbe-Grillet La description propre au Nouveau Roman refuse toute fonction didactique. Elle ne se conçoit plus comme un moyen de reproduire, copier, transmettre un monde dont elle affirmerait l’existence et le sens ; au contraire, on valorise sa fonction créatrice Elle ne cherche plus à construire un ordre stable mais brouille volontairement l’image qu’elle produit. Elle semble maintenant détruire les choses au lieu de les montrer. Elle apparaît, de ce fait, déceptive aux yeux du lecteur qui n’y retrouve plus les normes traditionnelles. [...]
[...] Le personnage - Longtemps abordé en termes psychologiques, le personnage est désormais analysé en tant que participant à une sphère d’actions et comme un signe doté d’un signifié et d’un signifiant discontinus, disséminés dans l’énoncé romanesque. - Il est l’un des vecteurs fondamentaux de l’intérêt romanesque (support de l’action, support de l’analyse psychologique, point nodal du récit). Hugo Le type condense, sous une forme individuelle, des traits caractéristiques de la nature humaine. Il est donc un outil d’analyse, une leçon donnée au lecteur. [...]
[...] L’artiste est au service de la vérité et de la liberté. Calvino Les rapports entre écriture et politique ne peuvent plus se poser dans les mêmes termes qu’avant les années 1950 : l’idée de l’homme comme sujet de l’histoire a vécu et tous les paramètres, toutes les catégories, les antithèses (utilisées) pour définir, classer, projeter le monde sont remis en question Calvino signale un paradoxe dans ce que l’on appelle le pouvoir de la littérature : il semble en effet que ce soit là où elle est persécutée que la littérature montre ses vrais pouvoirs, en défiant l’autorité, tandis que dans notre société permissive, elle a conscience de n’être utilisée que pour créer un contraste agréable au sein de l’inflation verbale La littérature, envisagée dans ses rapports à la politique, n’est ni ornementale ni superflue, elle n’est pas non plus un modèle de valeurs transcendantes et intemporelles. [...]
Le vrai en littérature
«Il faut pousser la critique de Valéry à ses extrêmes ce qui aboutira à mettre la littérature en crise par rapport à la vérité. Un rapport singulier et heureux de la littérature à la vérité. L'originalité d'un rapport complexe de la littérature à la vérité, rapport qui mettra en évidence que la...»
«Il faudra, dans un premier temps, pousser la critique de Valéry à ses extrêmes ce qui aboutira à mettre la littérature en crise par rapport à la vérité : on verra apparaître alors ce que cette crise révèle de la fausseté d'une approche de la vérité en littérature. C'est dans la recherche d'une...»
Sexe et censure dans la littérature à la belle époque
«L'objet du délit : La marée [ao] des pornographies [ap]. Les genres littéraires du 19e siècle. Cartographie des désirs : du genre vulgaire à la littérature boulevardière. Cartographie des désirs : du genre faisandé à la littérature de circuit restreint : naturalisme et modernisme. Censure et...»
«En 1789, la déclaration des droits de l'homme abolit par l'article 10 toute censure relative à la presse ou à la littérature : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme, tous citoyen peut donc parler, écrire et imprimer librement, sauf à...»
L'évolution du théâtre en France à travers les siècles
«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»
«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»
Emile Zola : L'oeuvre comme vision du monde des artistes à la fin du XIX siècle
«Le roman et ses personnages. Structure de L'Oeuvre. L'Oeuvre : étude tabulaire. Les personnages du roman. Le projet réaliste en littérature chez Zola. Les personnages artistes : des personnages conçus comme des idéal-types. Paris personnage de L'Oeuvre. L'Oeuvre, roman sur le milieu artistique de...»
«On a beaucoup commenté L'Oeuvre de Zola, publié en 1886, quatorzième roman des Rougon Macquart et presque toujours pour analyser ce roman comme un document qui nous renseignerait sur la vie du groupe impressionniste et sur les idées de Zola en matière d'art. Le texte du roman invite les lecteurs à...»
