Extrait de Marguerite de Navarre, Nouvelle 5 de lHeptaméron
- Lexicologie
- Analyse morphosyntaxe
- Analyse sémantique
- Analyse contextuelle
- Morphosyntaxe
- Les groupes prépositionnels
- Remarques nécessaires
- Stylistique
- Une narration animée : différents niveaux d'énonciation
- Qui témoigne, à travers la satire, l'anticléricalisme médiéval, mais également de la pensée évangéliste de Marguerite
Pauvre, adjectif et nom est issu sous la forme povre (1050) du latin pauper, -eris « nécessiteux », probablement analysable comme pau-per-os « qui produit peu » (d’abord dit de la terre et des animaux). Ce mot fait partie du même groupe que paucus (qui veut dire « peu »), paulus « petit » et pauxillus « tout petit » à rapprocher du grec pauros « petit, court, en petit nombre », du gotique fawai et sans doute du grec phaulos « de qualité inférieure ». Il présente un radical vocalique en a, fréquent dans les mots qui indiquent une infirmité, une faiblesse, de même que le suffixe –ko- (cascus « ancien », mancus « manchot, estropié » et flaccus « flasque, pendant »).
En français, la forme pauvre, fruit d’une restitution étymologique de la graphie –au-, a supplanté povre au XVIe siècle. H. Estienne, en 1579, donne encore povre comme la forme normale, alors que pauvre s’était pourtant généralisé chez les auteurs de la Pléiade et était courant chez Rabelais. D’une édition à l’autre de l’œuvre de Du Fail, la forme povre (1547) s’efface au profit de la forme actuelle (1585). Le mot qualifie une personne qui est dans l’indigence et ce qui est digne d’un pauvre, d’un misérable. Dès le XIIe siècle (1176-1181) povre qualifie par dépréciation une réalité concrète qui n’a pas de valeur, piètre, pitoyable, et quelque chose qui n’a ni valeur, ni importance (1188). Au XVIe siècle, il commence à être employé en parlant d’une manifestation de l’activité intellectuelle ou artistique (1549, langue pauvre chez Du Bellay), spécialement en versification dans « vers pauvre » (1615).
[...] L’imparfait est accompagné de gérondif et de participe présent, ainsi que de quelques verbes au présent. Ces temps expriment, pour le gérondif, une valeur d’adverbe qui précise les circonstances souvent de l’action, pour le participe présent une simultanéité des actions, qui rendent le récit vivant : Et, en entrant au village, va appeler son mari et ceux de la justice Grande oralité : verbe introducteur, discours direct et citations. Le narrateur rapporte aussi les discours des personnages au discours direct, il les amène par des verbes introducteurs assez nombreux qui permettent aux lecteurs de savoir qui parlent : Les uns disaient : Ce sont sépulcres par dehors blanchis, et par dedans pleins de morts et de pourritures. [...]
[...] La fin du texte exprime une sorte de morale, le champ lexical de la religion est très présent, Margueritte de Navarre punit les infidèles de la religion, qui en plus, en était pécheurs, par la religion elle-même. Les mots et groupes de mots : Dieu Adam Evangile «signe de croix sont nombreux. Le respect des croyances est majeur dans la nouvelle, d’où cette abondance de termes, mais ici, il y a appropriation de ces mots, de manière à punir les infidèles : comme Adam quand il se vit nu devant la face de Dieu Enfin, le narrateur utilise la comparaison pour exprimer, tout comme avec la métaphore, un point de vue de manière imagée : comme Adam quand il se vit nu devant la face de Dieu Les histoires grivoises de moines et de prêtres débauchés témoignent non seulement de l’anticléricalisme médiéval, mais également de la pensée évangéliste de Marguerite. [...]
[...] De nos jours, il a changé de connotations et évoque, plus que pauvreté une idée forte de misère (le pauvre ne vivant que de charité). On lui préfère des désignations euphémiques; cependant, on a recours à l’expression récente nouveaux pauvres pour désigner les aspects sociaux modernes de la pauvreté liés au chômage. Dans cet emploi substantif, le féminin est plutôt une pauvre qu’ une pauvresse Pauvre est employé au figuré dans l’expression biblique pauvre d’esprit (au pluriel, 1553) ou pauvre en esprit (1553), passée dans l’usage commun pour désigner un imbécile qui manque de jugement, de vivacité pour comprendre les choses (1690). [...]
[...] Par exemple, la préposition en dans le gérondif, ou encore, les prépositions de et à devant l'infinitif, etc. Certains linguistes refusent de leur donner le statut de préposition : on parlera alors de complémenteur ou de marqueur de l’infinitif. Nous étudierons successivement les GP qui dépendent d’une proposition et ceux qui dépendent d’un terme précis en nous attachant à chaque fois de préciser la fonction du GP et le sens de la préposition Les GP qui dépendent d’une proposition : les GP compléments circonstanciels. [...]
[...] II] Morphosyntaxe Les groupes prépositionnels Un groupe prépositionnel est un groupe syntaxique constitué d’une préposition et de son régime, c’est-à-dire le GN (ou équivalent) qu’elle introduit (la maison de Matthieu). Les constructions du groupe prépositionnel sont relativement variées. Non seulement le choix de la préposition peut être aussi bien contraint (elle compte sur toi / *elle compte à toi) que libre (il mange sur la table, il mange devant elle, etc.). Le groupe prépositionnel peut aussi bien dépendre de l’ensemble d’une préposition (Sur le balcon, nous aimons manger) que d’un constituant particulier ( une boîte à bijoux). [...]
Les affrontements religieux en Europe aux 16e et 17e siècles d'après Christian Bonnet
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«Dans son sens courant, l'humanisme est une théorie ou doctrine qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement. C'est une philosophie qui place l'homme au-dessus de toute autre valeur. Le sens spécifique qu'il peut prendre est celui d'un mouvement intellectuel européen de la...»
Fiche de vocabulaire pour un oral d'anglais
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Le structuralisme saussurien : héritage et critique
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