Etude stylistique d'un extrait de l'Étranger d'Albert Camus
- Les procédés narratifs et leur complexité
- Les marques de l'énonciation
- La technique narrative
- La perspective et l'instance narrative
- La typologie du texte
- Attitude de Meursault par rapport à la seconde partie du roman
- L'énonciation
- L'attitude de Meursault face à la nature
- Le style
Etude stylistique des procédés narratifs dominants à la fin du premier chapitre de la première partie et comparaison de l'attitude de Meursault par rapport à la fin du roman.
Cet extrait de L'Étranger se situe au début du roman, à la fin du premier chapitre de la première partie, au moment où Meursault, le personnage-narrateur, assiste à l'enterrement de sa mère. C'est dire l'importance de ce passage puisque, d'une part, tout le récit est motivé par le décès de la mère du personnage principal et, d'autre part, celui-ci sera condamné à mort pour l'apparente insensibilité dont il aura fait preuve ce jour-là. Ainsi voit-on déjà se dessiner la problématique qui se pose à l'auteur : comment, concrètement, faire apparaître le sentiment d'absurdité dans une œuvre de fiction ? On peut alors penser que la réponse de Camus fut d'abord d'opérer un choix parmi divers procédés narratifs, puis de montrer l'évolution psychologique du personnage principal par l'attitude qu'il adopte face au monde qui l'entoure.
[...] Les procédés narratifs et leur complexité 1. Les marques de l'énonciation Le dispositif énonciatif est organisé par l'énonciation discursive : apparaissent le déictique (dix fois) et ses variantes allomorphiques comme me me semblait parfois présent sous sa forme élidée : "Elle m'a dit ainsi que le déterminant du nom déictique de la première personne à la fin du texte joie"). Est employé également le pronom personnel on à valeur plural on eût dit et le déictique nous, qui inclut le narrateur dans un groupe, à l'opposé de Pérez désigné par le pronom il (situation originale dans le roman puisque le narrateur, l'étranger, est en général seul face aux autres, face à l'ensemble des composantes de la société). [...]
[...] Etude stylistique d'un extrait de l'Étranger (A.Camus) Présentation (De "Il me semblait que le convoi marchait un peu plus vite" à "pendant douze heures", premier chapitre de la première partie) Sujet: Étudiez cet extrait en mettant en exergue les procédés narratifs dominants et leur complexité. Analysez l'attitude de Meursault par rapport à la seconde partie du roman. Introduction Cet extrait de L'Étranger se situe au début du roman, à la fin du premier chapitre de la première partie, au moment où Meursault, le personnage- narrateur, assiste à l'enterrement de sa mère. [...]
[...] Mais que juge Meursault ? Les phrases "Elle avait raison" et "Il n'y avait pas d'issue" font suite aux paroles de l'infirmière, rapportées au discours direct : "Si on va doucement, on risque une insolation. Mais si on va trop vite, on est en transpiration et dans l'église on attrape un chaud et froid.". La conjonction circonstancielle suivie du présent de vérité générale prend ici une valeur générique. Or les deux phrases génériques du discours de l'infirmière sont reliées par la conjonction de coordination "mais", dénotant l'opposition : il n'y a donc pas d'alternative, l'homme est "coincé" entre deux "malheurs" (ce qui fait dire à Meursault : "Il n'y a pas d'issue"). [...]
[...] Aussi utilise-t-il toutes sortes de liens logiques pour relier des phrases émanant d'une pensée humaine : "puisque", "avant que", "comme si" La dernière phrase du roman contient même des élans lyriques grâce à la répétition anaphorique de la conjonction "pour que", mais aussi grâce à l'emploi d'un verbe de volonté (souhaiter) et de mots de sentiment comme "haine" , ces deux derniers renvoyant au moi. C'est pourquoi Sartre, dans son Explication de l'Étranger, fait remarquer qu'à de rares moments, certes, l'auteur "fait de la poésie". Meursault n'est alors plus pour ainsi dire un "automate", mais un être lucide en pleine révolte. [...]
[...] C'est ainsi qu'on a pu dire que l'auteur s'était inspiré de la technique narrative américaine qui, d'une certaine manière, présente les personnages comme des "automates". En effet, il n'y a aucun terme évocateur de sentiments dans les phrases de Meursault alors qu'il assiste à l'enterrement de sa mère. Ceci nous conduit directement au problème de la perspective adoptée par le narrateur La perspective et l'instance narrative La perspective adoptée est la focalisation interne fixe, c'est-à-dire qu'il n'est décrit que ce que Meursault décrit (voir la section précédente). [...]
L'Etranger : Albert Camus
«Présentation de l'auteur. Présentation de l'auteur. Historique du roman. Étude psychologique des personnages. Choix d'un thème développé. Choix d'un passage. Opinion personnelle.»
«Roman d'Albert Camus (1913-1960), publié à Paris chez Gallimard en 1942. L'Étranger est né en 1938 de l'abandon de la Mort heureuse, roman qui paraîtra sous sa forme inachevée, à titre posthume, en 1971. Le héros de la Mort heureuse, Mersault («Mer-Soleil», précisera Camus), devient Meursault...»
Dans la préface de l'édition américaine de L'Étranger Camus résume ainsi son roman : "dans notre...
«Meursault se caractérise par une existence médiocre et une indifférence face aux différents événements qui se produisent. Meursault apparaît inhumain aux yeux du tribunal qui est amené à le juger en raison du meurtre qu'il a commis. L'intrusion de la justice dans la dimension privée de l'individu...»
«En juillet 1942 alors que la France est occupée par l'Allemagne nazie, les éditions Gallimard décident de publier L'Étranger, roman d'Albert CAMUS dont le manuscrit fut achevé en mai 1940. Cet ouvrage, en gestation depuis des années, appartient au contexte de l'avant-guerre. Cela permet d'ors et...»
L'évolution du théâtre en France à travers les siècles
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«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»
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