Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

Le management stratégique du groupe L'Oréal (2011)

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

 
Niveau
Grand public
Etude suivie
Autres
Ecole, université
DCEM1

Informations sur le doc

Date de publication
24/09/2009
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
7 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

Etre libre, est-ce n’obéir qu’à soi-même ?

  1. Les ambiguïtés des formules utilisées pour définir la liberté
  2. La volonté et la liberté face aux concepts d'indépendance de l'individu isolé et d'absence de règle
  3. L'idée de liberté au-delà de toute obéissance

La définition la plus courante de la liberté – comme « pouvoir faire ce que l’on veut » - implique une double capacité : celle de vouloir, d’abord et celle de « faire » ce que nous voulons. Elle implique aussi et surtout l’idée de possibilité, l’idée que rien ni personne ne nous empêche de faire ce que nous voulons. Il est certain que sans l’idée de volonté, c’est-à-dire d’un pouvoir de décision indépendant, l’idée de liberté n’aurait pas grand sens. Il semble donc qu’être libre, ce soit obéir à sa volonté et à sa volonté seule, n’obéir qu’à soi-même.

Mais de là, on tire souvent l’idée que toute règle extérieure faisant obligation et impliquant des contraintes qui réduisent notre possibilité de choix – une loi par exemple – est un obstacle à notre liberté. Or, on sait bien que l’existence collective implique de telles règles. A en rester à ce qui se présente d’abord comme une contradiction, entre le libre arbitre de chacun et la règle collective, extérieure, on conclura facilement que la liberté en société est nécessairement restreinte, voire inexistante : comment pourrait-on être libre, c’est-à-dire obéir à soi-même, et obéir en même temps à autre chose que soi ?
A moins que cette contradiction ne soit qu’apparente, et que je ne puisse être vraiment libre qu’en reconnaissant une règle qui me dépasse (et grâce à laquelle je pourrai me dépasser). Etre libre, est-ce donc n’obéir qu’à soi-même, en excluant tout ce qui n’est pas soi ? Mais au fait, quel est ce « soi » ou ce « soi-même » auquel je dois « obéir » pour être libre ? Par ailleurs, n’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à définir la liberté comme « obéissance » - fût-elle comme obéissance à soi-même ?

[...] Etre libre, est-ce donc n’obéir qu’à soi-même, en excluant tout ce qui n’est pas soi ? Mais au fait, quel est ce soi ou ce soi-même auquel je dois obéir pour être libre ? Par ailleurs, n’y a-t-il pas quelque chose de paradoxal à définir la liberté comme obéissance - fût-elle comme obéissance à soi-même ? Nous commencerons par montrer les ambiguïtés des formules utilisées pour définir la liberté : pouvoir de faire ce que l’on veut obéir à soi-même puis nous montrera qu’une conception conséquente de la volonté et de la liberté ne peut pas les confondre avec l’indépendance de l’individu isolé ni avec l’absence de règle. [...]


[...] Il s’agit pour chacun de passer de l’hétéronomie où se trouve d’abord l’individu tiré en tous sens par ses désirs, à l’autonomie qui fait le sujet véritable et donne son vrai sens à l’expression soi-même Ce que résume la formule de Rousseau : l’impulsion du seul appétit est esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté (Du contrat social). Obéir à soi-même ne peut avoir le sens d’obéir à ses désirs, quels qu’ils soient. D’autre part, il est assez puéril de croire que les relations avec les autres, l’existence collective, ne sont que des entraves à notre liberté. Sans la communauté humaine, aurions-nous ka capacité de vouloir ? [...]


[...] Etre libre, est-ce n’obéir qu’à soi-même? La définition la plus courante de la liberté comme pouvoir faire ce que l’on veut - implique une double capacité : celle de vouloir, d’abord et celle de faire ce que nous voulons. Elle implique aussi et surtout l’idée de possibilité, l’idée que rien ni personne ne nous empêche de faire ce que nous voulons. Il est certain que sans l’idée de volonté, c’est-à-dire d’un pouvoir de décision indépendant, l’idée de liberté n’aurait pas grand sens. [...]


[...] comme le montre l’histoire. En d’autres termes, être libre, c’est avoir un avenir ouvert, un avenir qui n’est pas préfiguré par le passé, que ce soit sur le plan des idées ou sur le plan des réalités. Or, les voies de l’invention ou de la création échappent en grande partie à la réflexion et au calcul rationnel. Tout un travail mental inconscient, trop rapide, trop fluide ou trop subtil pour être traduit exactement par des mots et analysé par des concepts prépare l’émergence de la nouveauté, y compris les inventions par lesquelles la raison se développe. [...]


[...] Le citoyen d’un Etat de droit, qui obéit à des lois justes égales pour tous), obéit en même temps à lui-même. Et c’est comme volonté du bien commun, accordée à l’universalité de la volonté générale qu’il se libère de l’étroitesse et de l’incohérence de ses désirs, et, ensuite, du contexte qui les détermine. Etre libre, c’est obéir à soi-même, être son propre maître. Cela veut dire : n’avoir aucun maître, et aussi se maîtriser. On pense que ( ) l’homme libre (est) celui qui agit selon son bon plaisir. [...]


[...] Elle est non seulement fausse, mais assez puérile. D’abord parce que beaucoup de nos désirs ne sont qu’en apparence spontanés, et nous sont en fait inspirés par des évènements ou des facteurs extérieurs : chaque individu est en partie le produit de son éducation, de son milieu, de sa culture, d’une histoire personnelle qui lui échappe largement, chacun subit, sans même s’en rendre compte, de multiples influences. Les désirs de l’individu, particulièrement ses désirs immédiats, irréfléchis, en apparence spontanés reflètent tout cela. [...]


[...] (Lettres écrites de la montagne, 1764). Sans lois, je pourrais peut-être imposer ma volonté (mon désir plutôt) aux autres, imposer ma loi jusqu’à ce que je tombe devant plus fort que moi. La liberté suppose donc le droit, et la subordination de tous les individus au droit, à une loi égale pour tous et donc voulue par tous. Mais ce n’est pas seulement sur le plan politique que la liberté implique la subordination de l’individu à une règle valant pour tous, à une règle universelle. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Etre tolérant, est-ce tout tolérer ?

 Philosophie & littérature   |  Culture générale & philosophie   |  Dissertation   |  14/09/2007   |  fr   |   .doc   |   4 pages

«Pourquoi la tolérance de se pose-t-elle que dans les questions d'opinion ?. Le paradoxe de la tolérance. Etre tolérant, est-ce renoncer à la vérité ?. Les limites à la vérité. Déterminer l'intolérable.»

«De prime abord, une telle question appelle une réponse qui semble aller de soi : non, tant que l'on veut que la tolérance reste une vertu. Celui qui tolérerait le viol, la torture, l'assassinat, celui-là ne serait pas vertueux. Mais si la réponse ne peut être que négative, l'argument n'est pas sans...»

Faire son devoir sans être heureux, est-ce toute la morale ?

 Philosophie & littérature   |  Culture générale & philosophie   |  Dissertation   |  16/04/2008   |  fr   |   .doc   |   7 pages

«Le devoir ne doit-il pas être accompli, quelles qu'en soient les conséquences ?. Etre heureux, n'est-ce pas tout ce que recherche l'Homme ?. La morale est-elle première ? Sa valeur est-elle supérieure à celle du Bonheur ?.»

«Le devoir d'un médecin est de soulager son patient, l'aider à aller mieux. Que doit-il alors faire dans un cas d'euthanasie ? Son devoir serait de soulager son patient et donc de l'aider à abréger ses souffrances, i.e, à mourir. Or, l'euthanasie n'est-elle pas dite « immorale » ? La morale prime...»

Plus vendu(s) en philosophie

Pourquoi s'engage-t-on ?

 Philosophie & littérature   |  Culture générale & philosophie   |  Dissertation   |  13/05/2002   |  fr   |   .doc   |   6 pages

«De l'impératif du citoyen actif, à l'individu calculateur, l'engagement est le reflet de contraintes structurelles. L'impératif du citoyen actif. Typologie des logiques de l'engagement. L'engagement, une dynamique au nom de valeurs ?. Pour une analyse processuelle de l'engagement. Les raisons de...»

«La notion d'engagement est inséparable de l'idéologie fondatrice de la démocratie. Pour saisir cette perspective, il faut faire référence à Habermas qui explique comment l'idée fondatrice de la démocratie est la libre participation de tous les citoyens aux affaires publiques. Ce principe légitime...»

Le concept de violence dans les sociétés contemporaines

 Philosophie & littérature   |  Culture générale & philosophie   |  Dissertation   |  12/02/2007   |  fr   |   .doc   |   3 pages

«La notion de violence. Définition de ' violence '. Les différentes formes de violence. Les formes de violence dans les sociétés contemporaines. Une violence peu visible au quotidien. La violence légitime.»

«La violence semble un sujet particulièrement actuel, considérant les événements de ces derniers jours pendant lesquels les banlieues françaises se sont « enflammées ». Enflammées puisque les dommages essentiels causés par ces violences sont des dommages par le feu, qui n'ont pour la plupart fait...»