Le désir de savoir
- Qu'est-ce que le désir de savoir?
- Le désir de savoir existe-t-il ?
- Dans quelle mesure le désir de savoir peut-il être satisfait ?
Le désir et le savoir sont depuis toujours des sujets de la philosophie, celle-ci signifie d’ailleurs en grec, amour de la sagesse, et la sagesse, sophia, est opposée au sens commun et aux préjugés, la doxa. La philosophie est donc, dans un sens, un amour, un désir de savoir. Cet objet fait des deux notions de désir et de savoir constitue l’essence de la philosophie.
Notre première question se portera sur la nature de cet objet : qu'est-ce que le désir de savoir ? Une fois cet objet défini, la question de son existence pourra être résolue. En effet disserter sur quelque chose qui n’existe pas serait absurde, ou du moins, cela nécessiterait un autre type de raisonnement. Ainsi notre deuxième problème sera : Le désir de savoir, tel que nous l’avons défini, existe-t-il ?
[...] Et pourtant, le désir de savoir n’existe pas dans chaque Homme. Il faut, en plus d’être ignorant, ce qui nous est inhérent, avoir conscience de cet état. Nous devons avoir conscience du manque de savoir pour que celui-ci produise le désir de savoir. Il faut savoir que l’on ne sait pas. Or, de nombreux Hommes savent qu’ils ne savent pas, le philosophe, le chercheur scientifique ou non, car pour qu’il cherche il faut bien que quelque chose lui soit inconnu. [...]
[...] L’objet de cette recherche est de savoir. Nous avons vu que savoir peut se faire selon deux sens, actifs ou passifs. Il est à présent pertinent de faire un second choix. Nous montrons ici que nous désirons ce savoir au sens actif, car le sens passif est incomplet, et comme ce qui est incomplet laisse place à un manque, désirer savoir dans le sens passif reviendrai à désirer le manque. Savoir au sens actif c’est s’approprier. Savoir que la terre est ronde c’est s’approprier cette connaissance en tant que résultat d’une réflexion que l’on a elle aussi acquise. [...]
[...] Qu'est-ce que le savoir ? Pour répondre à cette question, il nous faut traiter une première difficulté donnée par le sujet. En effet le de savoir peut faire référence au savoir en tant qu’ensemble de connaissances dans un domaine précis ou à l’action de savoir. Le second sens contient la notion de savoir passif et aussi celle de savoir actif, tandis que l’autre est limité au premier. Nous entendons par savoir passif le fait de savoir, au sens de l’action, quelque chose en tant que résultat d’une pensée sans avoir acquis le raisonnement qui l’a produite. [...]
[...] Le désir de savoir est limité par la nature de l’homme, mais peut être satisfait s’il est canalisé et s’il porte sur le parti accessible de la vérité. Nous avons, en faisant des choix que l’on a justifiés, tenté de répondre à une question cruciale pour l’Homme : dans quelle mesure mon désir de savoir peut-il être satisfait ? Pour ouvrir le sujet, nous pouvons, et c’est un des intérêts de la philosophie, revenir à Socrate. Ce dernier cherchait par-dessus tout la manière juste de vivre et pour lui on ne peut être mauvais si on sait la vérité. [...]
Le savoir peut il être objet de désir ?
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