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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
communication
Ecole, université
Sorbonne...

Informations sur le doc

Date de publication
10/01/2011
Date de mise à jour
03/02/2011
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
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5 fois
Validé par
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La civilisation des mœurs (1939) - Norbert Elias

  1. Une documentation et une recherche riche et structurée...
    1. Un auteur multiculturel
    2. Des exemples diversifiés...
    3. ... et brillamment commentés
  2. ... au service de l'analyse sociologique de la civilisation des moeurs
    1. Une analyse précise de quelques fonctions naturelles dans leur évolution : de la fin du Moyen-âge jusqu'à l'époque contemporaine
    2. Une évolution exempte de toute rationalité
    3. La société de cour et son rôle dans cette évolution

La civilisation desurs est le premier tome du Procès de la civilisation, publié par Norbert Elias en 1939 et traduit en français en 1973. Philosophe allemand issu d’une famille juive, Norbert Elias quitte l’Allemagne pour la Suisse, la France puis l’Angleterre lorsque les nazis arrivent au pouvoir. C’est en Angleterre qu’il entreprend la rédaction de son œuvre.

Dans ce premier tome, il s’intéresse à la naissance et au développement du processus de civilisation. En effet, il considère que « la civilisation est l’aboutissement d’un processus », qu’elle est en « progression constante ». Plus précisément, il définit la civilisation comme étant le résultat de la maîtrise de plus en plus forte des pulsions humaines. Dans ce sens, le degré de civilisation d’un peuple pourrait être mesuré grâce à la capacité des Hommes à maîtriser, à coordonner et à soumettre à certaines règles - définies par la société - leurs besoins les plus naturels.

L’originalité de l’œuvre de Norbert Elias s’inscrit dans sa structure même. Afin d’éclairer sa pensée et d’étayer au mieux sa thèse, celle d’un processus de civilisation basé sur une maîtrise progressive des pulsions, il s’appuie sur de nombreux d’exemples, aussi diversifiés que pertinents, issus chacun d’un domaine artistique ou littéraire différent et datant d’une période particulière. Ces exemples permettent au lecteur d’accompagner l’auteur dans sa réflexion, et de mener en même temps que lui une analyse parallèle sur la question.
Elias construit La civilisation desurs en deux parties : dans la première, il s’agit pour lui de définir les termes de son étude, d’étudier leur développement, de développer leur signification. Il oppose pour cela le terme de « civilisation » française ou anglaise à celui de « culture » allemande, et énonce les principales différences qu’il décèle entre ces deux notions. Dans une seconde partie, plus longue, il détaille sa pensée en s’appuyant sur quantité d’exemples. Il analyse les comportements les plus naturels de l’Homme, et entreprend de relier leur évolution à celle du processus de civilisation.

Tout au long de son œuvre, Elias étudie de façon très précise le rôle de la société de cour et son influence sur le processus civilisateur. Il développe de nombreux exemples qui lui permettent de montrer que la cour participe fortement à mettre en place les critères de la civilisation. Elle serait en effet à l’origine des modes, des comportements ou des langages en vogue, adoptés ensuite par l’ensemble de la société qui aurait ainsi fait un pas de plus dans les étapes de la civilisation.

[...] Par exemple, à propos de la satisfaction des besoins naturels au chapitre il prolonge l’explication de l’exemple D par la psychanalyse : Seule la psychanalyse les [certaines tendances pulsionnelles] découvre sous forme de tendances non réalisées et non réalisables Les commentaires de l’auteur constituent de ce fait le cœur même de son œuvre et de sa réflexion, et présentent à partir des documents qu’ils éclairent les étapes par lesquelles est passé le processus de civilisation, et le point qu’il a atteint. II) . au service de l’analyse sociologique de la civilisation des mœurs. Norbert Elias consacre la première partie de son Procès de la civilisation à l’étude des étapes du processus de civilisation des nations européennes, prenant comme point de départ la fin du Moyen-âge. [...]


[...] Elias construit La civilisation des mœurs en deux parties : dans la première, il s’agit pour lui de définir les termes de son étude, d’étudier leur développement, de développer leur signification. Il oppose pour cela le terme de civilisation française ou anglaise à celui de culture allemande, et énonce les principales différences qu’il décèle entre ces deux notions. Dans une seconde partie, plus longue, il détaille sa pensée en s’appuyant sur quantité d’exemples. Il analyse les comportements les plus naturels de l’Homme, et entreprend de relier leur évolution à celle du processus de civilisation. [...]


[...] C’était du moins le cas au début de l’évolution des mœurs. La seule raison qui paraissait valable n’était pas la raison hygiénique, mais la raison sociale. L’Homme prend petit à petit conscience de sa vie en société, société qui le contraint à devoir abandonner certains usages. La notion de malaise et de pudeur. Le degré de malaise suscité par un comportement considéré comme déplacé a également évolué. On constate également qu’on parle avec de plus en plus de retenue de sujets que l’on traitait avant de façon plus naturelle. [...]


[...] Le rôle de la famille dans la civilisation des mœurs. Dans son analyse, Elias évoque à plusieurs reprises la place de la famille au sein du processus civilisateur. La famille serait le lieu où peuvent s’exprimer les pulsions les plus intimes de l’individu. Elle constituerait donc à la fois le lieu au sein duquel doivent être inculquées les valeurs de la société aux enfants, et aussi celui où l’on peut se laisser aller où l’on peut relâcher quelque peu la maîtrise que l’on doit avoir de nos pulsions. [...]


[...] Qu'est-ce qui a fait que la façon de se tenir à table, de dormir, ou de cracher a pu évoluer, dans une direction précise, au fil des siècles ? C’est de l’étude de ces comportements quotidiens qu’Elias entend expliquer l’orientation du processus de civilisation. En effet, il considère que chaque changement particulièrement marquant dans les agissements les plus naturels de l’Homme représente une étape dans sa civilisation. A notre époque et au sein de la culture européenne occidentale, il va de soit de dire qu’un individu qui utilise une fourchette pour se nourrir, qui se sert dans sa propre assiette et qui ne crache pas devant tout le monde est plus civilisé que celui qui mange avec les mains ou qui se mouche à table. [...]


[...] Mais quelles sont les raisons de ces changements ? L’homme, dans son intimité propre, est-il un autre homme ? Une évolution exempte de toute rationalité. Les changements liés aux mœurs sont en fait étrangers à toute évolution rationnelle. L’homme n’est pas plus intelligent, plus raisonnable qu’avant. Sa nature même n’a pas changé. La preuve en est que les différentes interdictions liées à tels ou tels usage ou comportement n’ont aucune résonance hygiénique, médicale ou scientifique. Ce qui a réellement évolué, c’est la société tout entière. [...]


[...] Il ne s’agit pas d’être civilisé, il est en fait question d’en avoir l’apparence. Comportement sévèrement critiqué par les penseurs allemands, qui en blâment la superficialité. Elias tire ses observations de l’étude des œuvres de certains auteurs qui, avant lui, se sont penchés sur cette question de civilisation Il débute son analyse à la fin du Moyen-âge et la prolonge jusqu’aux temps modernes, passant ainsi en revue un nombre considérable d’exemples. Des exemples diversifiés Le travail de l’auteur est en effet basé sur de nombreux exemples, qu’il prend le soin de présenter puis de commenter. [...]


[...] La civilisation implique, dans son évolution, un développement de la pudeur. Certaines personnes seraient tellement raffinées qu’elles ne supporteraient pas la vue de la viande sur les étalages des boucheries Comment ces personnes pourraient-elles donc voir quelqu’un se servir de ses mains pour manger à la même table qu’elles ? Le développement progressif de l’autocontrainte. Progressivement, ce qui paraissait au début comme une contrainte sociale, un conditionnement par respect pour la sensibilité de son prochain, devient partie intégrante du comportement humain. [...]


[...] Conclusion La civilisation des mœurs est un processus orienté, qui s’est développé avec la succession des sociétés. Elias le fait débuter à la fin de Moyen- âge, mais cela va sans dire qu’en réalité le processus de civilisation est né en même temps que l’homme. La pudeur liée à la nudité existe depuis la nuit des temps, depuis qu’Eve poussa Adam à goûter au fruit de la connaissance dans le Jardin d’ Eden. Le processus civilisateur serait en fait pour Elias le passage de l’homme de l’enfance à l’âge adulte. [...]


[...] L’originalité de l’œuvre de Norbert Elias s’inscrit dans sa structure même. Afin d’éclairer sa pensée et d’étayer au mieux sa thèse, celle d’un processus de civilisation basé sur une maîtrise progressive des pulsions, il s’appuie sur de nombreux d’exemples, aussi diversifiés que pertinents, issus chacun d’un domaine artistique ou littéraire différent et datant d’une période particulière. Ces exemples permettent au lecteur d’accompagner l’auteur dans sa réflexion, et de mener en même temps que lui une analyse parallèle sur la question. [...]

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