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Informations sur l'auteur

etudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
architecture
Ecole, université
lycee st...

Informations sur le doc

Date de publication
03/05/2010
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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7 fois
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Alfred de Musset, "On ne badine pas avec l’amour", 1834 - acte III scène 3

  1. La double destination des paroles de Perdican
    1. La destinataire directe, Rosette
    2. La destinataire indirecte, Camille
    3. Une leçon pour Camille
  2. Le discours amoureux
    1. La flatterie
    2. Le rapprochement des corps
    3. Une vision lyrique de l'amour

En 1834, « l’enfant terrible du romantisme » Alfred de Musset publie "On ne badine pas avec l’amour". Cette pièce se présente sous forme de « proverbe », genre littéraire à la mode au XViiie qui consistait à illustrer par une pièce assez courte une vérité humaine. Elle s’inscrit par là, malgré de nombreux thèmes romantiques et de fortes ressemblances avec le drame défini par Victor Hugo, dans un certain classicisme.

L’intrigue principale mène les personnages principaux, de jeunes gens en quête d’absolu, vers une fin tragique, illustrant le titre de l’oeuvre. Dans le troisième et dernier acte, Perdican, n’ayant pu obtenir de sa cousine Camille les marques d’amour espérées, se tourne vers Rosette, la sœur de lait de celle-ci, tant par dépit que par esprit de vengeance. S’il n’est pas insensible au charme de la jeune paysanne, c’est bien pour se venger de Camille qu’il cherche à la séduire dans la scène 3 : il s’est arrangé pour faire venir sa cousine, qui se trouve alors en position d’observer la scène.

[...] Le jeune homme utilise un discours double, qui paraît adressé à Rosette, mais vise en fait sa cousine. La destinataire directe, Rosette Perdican fait mine de ne s’adresser qu’à Rosette, qui ignore la véritable nature de la situation d’énonciation. De nombreuses apostrophes jalonnent le discours de Perdican, Rosette chère enfant ; le jeune homme utilise les pronoms tu et nous excluant toute présence d’un tiers. Il utilise aussi des impératifs, regarde lève-toi écoute et des interrogations vois-tu semblant ainsi n’avoir pour seule destinataire que Rosette. [...]


[...] Le silence de la jeune fille est révélateur : elle ne prend la parole que pour manifester son étonnement vous me donnez votre chaîne en or ? et appeler celui qui se présente comme son compagnon monsieur le docteur Cette appellation et l’aveu d’impuissance hélas comme je pourrai montrent assez que le discours de Perdican n’est pas adapté à cette destinataire, qui n’est ici qu’un instrument de la vengeance contre Camille. Conclusion La déclaration d’amour de Perdican à Rosette apparaît donc comme un discours double, destiné à provoquer la jalousie et le dépit de Camille, humiliée de se voir préférer sa sœur de lait. [...]


[...] Le discours amoureux Perdican, s’il a une sincère affection pour Rosette, l’a amenée près de la fontaine pour faire savoir à Camille qu’il en aime une autre avant de partir d’ici Rosette en arrivant ne sait pas vraiment à quoi s’attendre : Perdican doit donc la persuader de son amour. La flatterie Le jeune homme va tout naturellement chercher à la flatter : il va louer ses beaux yeux son joli visage la décrire comme jeune et belle Il lui fait également admirer son reflet dans l’eau. La déclaration de son amour est suivie d’une valorisation de sa personne, avec son prénom mis en avant je t’aime, Rosette ! puis plus loin : Ô Rosette, Rosette ! [...]


[...] La multiplication des verbes de regard, adressés à Rosette, est en fait destinée à Camille, témoin de ce que doit être l’amour ; de même, la question oratoire sais-tu ce que c’est que l’amour ? (et qui rappelle la question oratoire la scène 5 de l’acte II sais-tu ce que c’est que des nonnes ? vise directement Camille. Perdican veut lui montrer la beauté du sentiment, associé à une nature idyllique le vent se tait la pluie du matin roule en perles Rosette ne souhaitant pas se faire religieuse elle se trouve jeune et belle dans les bras d’un jeune homme : le lien explicite des deux énoncés, unis dans la même phrase, et l’utilisation de procédés généralisants un jeune homme permettent à Perdican de donner une leçon à Camille, qui veut se faire religieuse et se retrouve seule, à regarder le bonheur des autres. [...]


[...] Alfred de Musset, "On ne badine pas avec l’amour" - acte III scène 3 Texte étudié CAMILLE, cachée, à part. Que veut dire cela ? Il la fait asseoir près de lui ? Me demande-t-il un rendez-vous pour y venir causer avec une autre ? Je suis curieuse de savoir ce qu'il lui dit. PERDICAN, à haute voix, de manière que Camille l'entende. Je t'aime, Rosette ! toi seule au monde tu n'as rien oublié de nos beaux jours passés ; toi seule tu te souviens de la vie qui n'est plus ; prends ta part de ma vie nouvelle ; donne-moi ton coeur, chère enfant ; voilà le gage de notre amour. [...]

...

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